Author Archives: renaud

Introduction à Dbus avec Qt4

Dbus

Dbus est un bus système de messagerie. C’est un moyen simple pour des applications de communiquer entre elles. En plus de la communication interprocessus, Dbus est aussi un outil aidant au cycle de vie du processus. Il peut vous permettre de n’autoriser qu’une seule instance de votre application ou de votre daemon. Il peut vous permettre de démarrer votre application ou daemon à la demande quand elles sont nécessaires. Il est possible d’établir deux types de connexions: point à point ou point d’accès (daemon central). Grâce au daemon, vos applications peuvent être prévenues du branchement d’un nouvel composant matériel. Le bus de session (un par utilisateur connecté) est le canal générique de communication. Dbus est destiné à la communication entre application d’un même ordinateur. Il est cependant possible de communiquer par TCP/IP crypté avec un dossier home partagé par NFS. Ce genre d’usage reste rare et expérimental.

Il est possible d’utiliser Dbus dans de nombreux langages: C/C++, python, ruby, perl, java, C#. Je vais me concenter sur l’implémentation de Dbus dans Qt4, dans cet article.

Dbus dans Qt4

Qt4 implement sa propre API Dbus. Le support de Dbus sur windows étant en cours (d’après le site internet), Qt a été sage de regrouper toutes les fonctionnalités dans un module. Pour des environnements linux, il suffit d’installer la bibliothèque et à l’édition des liens, ajouter

QT += dbus

Dans le fichier pro pour inclure le module dbus à votre projet.

Les deux classes importantes sont QDbusMessage et QDbusInterface. La première permet d’envoyer facilement un message vers un service Dbus. C’est un moyen rapide pour communiquer une information vers une application dont vous ne maitrisez rien. Le QBusInterface permet une communication plus transparente, car tous les signaux/slots de votre application (d’une classe, pour être précis) seront mis sur Dbus.

Monitorer Dbus

Vous ne le savez peut-être pas mais votre système GNU/Linux (s’il est assez moderne) utilise probablement DBUS en continue. Pour se donner une idée, il existe deux utilitaires assez intéressant: dbus-monitor et qdbusviewer.

capture de qdbusviewer

 

Connexion à un service : Pidgin

Nous allons maintenant implémenté une solution pour utiliser un service d’une application. Nous voulons mettre à jour la petite phrase de status de pidgin. Ainsi votre logiciel de lecture audio pourra mettre en petite phrase la chanson actuellement jouée.

La première étape est d’identifié la fonction (et son chemin) qui nous intéresse. En général, les logiciels libres fournissent dans leur documentation l’API dbus qu’ils offrent. Cependant, l’outil qdbusviewer vous permet de voir toutes ces informations.

En terme de code, cela reste très simple. Vous déclarez un message Dbus. Il faut définir les bonnes valeurs: chemin, destinataire, noms..

QDBusConnection sessionbus = QDBusConnection::sessionBus();

if ( !sessionbus.isConnected() )
{
    qDebug() << "Could not connect to session bus";
}
    QDBusMessage m = 
    QDBusMessage::createMethodCall("im.pidgin.purple.PurpleService",
                                   "/im/pidgin/purple/PurpleObject",
                                   "im.pidgin.purple.PurpleInterface",
                                   "PurpleUtilSetCurrentSong");
    QList<QVariant> args;
    args << m_p->Title << m_p->Artist << m_p->album;
    m.setArguments(args);
    QDBusMessage metadatamsg = sessionbus.call(m);
    if(metadatamsg.type() != QDBusMessage::ReplyMessage)
        qDebug() << "Error its not a message " << metadatamsg.type() << metadatamsg.errorMessage ();
Connexion à un service dbus
La première étape est de définir quel bus vous allez utiliser : le sessionBus ou le systembus? Dans notre cas, c'est le sessionBus. On verifie que tout se passe bien niveau connection au bus. Il convient ensuite de créer un message. Les paramètres du messages sont les suivants :

  • Le nom du service (la colonne de gauche de qdbusviewer)
  • Le chemin vers l'objet (concaténation de tous les noeuds de l'arbre sauf celui de l'interface).
  • Le chemin vers l'interface (noeud en italique dans qdbusviewer).
  • Une liste d'arguments peut être passée à l'appel de la méthode du service. Dans notre cas, nous passons le titre de la chanson, l'artiste et le nom de l'album.
  • Dernière étape, appel de la méthode suivit d'une vérification d'erreur.

La voie royale pour faire communiquer deux applications via dbus grâce à Qt est l'utilisation des adaptors. Ils traduisent les signaux et slots d'une classe Qt en message Dbus. C'est totalement transparent. Pour faire un exemple simple, je vais faire une application qui propose un service "dbus_example_Service", de définition de brigthness et les clients peuvent définir le nouveau de volume. Plusieurs applications peuvent envoyer le volume au service et elles peuvent également recevoir la brightness. Une seule et unique application peut faire office de service. Deux instance de l'application "dbus_example_Service" vont entrainé des comportements inconnus.

qdbuscpp2xml -S -M mainwindow.h -o org.homelinux.renaudguezennec.xml

qdbusxml2cpp -c GuiAdaptor -a guiadaptor.h:guiadaptor.cpp org.homelinux.renaudguezennec.xml

qdbusxml2cpp -c GuiAdaptor -p test.h:test.cpp org.homelinux.renaudguezennec.xml

La première commande vous permet de générer un fichier xml: org.homelinux.renaudguezennec.xml qui contiendra l'ensemble de l'API de votre fichier .h.
Le resultat est de la forme suivante:

<!DOCTYPE node PUBLIC "-//freedesktop//DTD D-BUS Object Introspection 1.0//EN" "http://www.freedesktop.org/standards/dbus/1.0/introspect.dtd">
<node>
  <interface name="org.homelinux.renaudguezennec">
    <signal name="brightnessChanged">
      <arg type="i" direction="out"/>
    </signal>
    <method name="setVolumeLevel">
      <arg type="i" direction="in"/>
    </method>
  </interface>
</node>
Xml généré

La deuxième commande crée une classe GuiAdaptor (dans les fichiers: guiadaptor.h et guiadaptor.cpp) qui expose l'API d'écrire dans le xml. Cette classe sera utile coté service.

La troisième commande crée une classe GuiAdaptor (dans les fichiers: test.h et test.cpp) que sera capable de contacter l'API décrite dans le xml. Nous allons utiliser cette classe dans le client pour l'API décrite dans le xml.

L'étape suivante consiste à générer une classe Adaptor qui transformera vos signaux/Slots Qt en message dbus. Il est utilisé côté service. Dans le main de votre programme, il convient d'instancier un adaptor généré (ici: ControlPanelAdaptor), comme cela:

#include <QtGui/QApplication>
#include "mainwindow.h"
#include "guiadaptor.h"
int main(int argc, char *argv[])
{
    QApplication a(argc, argv);
    MainWindow w;
    new GuiAdaptor(&w);
    w.show();

    QDBusConnection connection = QDBusConnection::sessionBus();
    bool rel = connection.registerService("org.homelinux.renaudguezennec");
    rel = connection.registerObject("/",&w);

    return a.exec();
}
Creation de service

A ce stade, votre application peut-être un service dbus. Il fournit une API à travers DBus. Nous allons voir maintenant comment créer des clients qui vont utiliser cette API.

Nous allons donc construire un nouveau projet : dbus_example_client. Il contiendra la réciproque du service. Le service est capable d'envoyer le signal brightnessChanged et reçoit son volume par l'appel à setVolumeLevel. Le client lui sera capable d'appeler setVolumeLevel du service et de recevoir la valeur de brightnessChanged. Pour se faire, nous allons utilisé la class GuiAdaptor (test.h et test.cpp) dans notre application cliente.

#include <QtGui/QApplication>
#include "mainwindow.h"
#include "test.h"

int main(int argc, char *argv[])
{
   QApplication a(argc, argv);
   MainWindow w;

    GuiAdaptor* adapteur = new GuiAdaptor("org.homelinux.renaudguezennec", 
    "/",QDBusConnection::sessionBus(),0);

    QObject::connect(&w,SIGNAL(volumeChanged(int)),adapteur,
    SLOT(setVolumeLevel(int)));

    QObject::connect(adapteur,SIGNAL(brightnessChanged(int)),&w,
    SLOT(setBrightnessChanged(int)));
    w.show();

    return a.exec();
}
Client Qt

Comme vous pouvez le voir, il suffit d'instancier une classe GuiAdaptor (#include "test.h") et de connecter les signals et les slots de notre application avec cette instance. En l'occurence, notre application emet le signal volumeChanged(int), nous le lions au slot setVolumeLevel(int) de notre adapteur. Le signal émit par l'adapteur est récupéré dans un slot de notre application.

S’auto-héberger avec un serveur Fanless sur un système GNU/Debian.

Historique des versions

Version Date Auteur Description
0.1 (draft) 22 Mars 2010 Renaud Guezennec Montage d’un serveur fanless, installation système, déploiement des premiers services (ssh et apache2) et configuration réseau.

Introduction

Faire du vrai internet, c’est facile. Ce tutorial présente les étapes à effectuer. Vous comprendrez que vous en êtes pleinement capable:
Si vous savez lire, que vous êtes motivés et un minimum patient, vous y arriverez.

Pourquoi héberger son site soi-même? Pour des raisons d’indépendance: Je souhaite être la seule personne capable couper ma machine du réseau. Je veux savoir où sont stockés mes fichiers. Faite de votre internet un point intelligent du réseau.
N’utilisez pas internet comme un minitel 2.0.J’ai fais le choix de monter un serveur fanless (sans ventilateur), pour deux raisons principales:

  • Le bruit : un ordinateur qui est destiné à fonctionner 24h/24 doit être silencieux.
  • L’économie d’énergie : mes choix techniques sont principalement voués à réduire la consommation électrique de l’appareil. Il existe des solutions bien plus performante que ma solution de ce point de vue, là.

Matériel

Le matériel que j’ai choisi n’est pas vraiment la solution la plus économique. Il est vrai qu’essayer de monter un serveur fanless n’est pas encore très facile; j’espère ouvrir un peu la voie.
On arrive dans des domaines assez inconnus. C’est très rare de trouver des cartes mères passives.
Les boitiers ont souvent un petit ventillo pour l’alimentation ou les disques. J’ai aussi souhaité avoir une capacité en disque importante, cette condition élimine la plupart des solutions tout en un. Je n’avais pas envie d’avoir une boitier relier à un disque dur externe ou une clé USB. Cependant, sachez que ces solutions existent!

Je vous communique les références des différentes pièces que j’ai achetées.

Montage

Les pièces utiles:

ensemble des composantsle lecteur CD est vraiment optionnel, je n’en ai pas eu besoin.

La carte mère:

carte mèreLe côté pratique, c’est que les cartes mères atom sont fournies avec le cpu déjà installé et sûrement soudé à la carte. L’installation en est plus facile mais ça empèche toute évolution matérielle par la suite.

le boitier:

boitierCe boitier est mal agencé, je trouve. Il est gros pour pas grand chose. Le support disque dur n’accueille qu’un disque alors qu’il y a la place d’en mettre bien plus. C’est d’ailleur ce que j’ai fait.

Installation de la carte mère:

La première chose à dire, c’est que le montage ce n’est pas facile. J’ai déjà monté pas mal d’ordinateurs. Celui-ci fut assez pénible. L’absence de documentation pour le boitier est vraiment un problème. La carte mère se colle directement sur le fond du boitier. Il n’y pas les habituelles chemises.

installationLes cables d’alimentations sont assez mal fichus. Ils sont trop long et surtout le socle du lecteur de CD gène énormément. Par chance, vous pouvez enlever les socles CD et disque. Faites-le pour vous dégager l’espace. Sans ça, le branchement des LED power/disque et des USB sera très compliqué. Pour les disques, j’ai branché le premier sur le socle prévu à cet effet. Le deuxième repose sur un lit de polystirène sous le premier.
Après plusieurs tentatives, ça ne démarré pas. J’ai débranché le lecteur CD, vérifié certains branchements puis il a enfin démarré.

Installation du système et des services

Je suis un fidèle du système de paquet DEB, créer par/pour la distribution debian. J’utilise Ubuntu pour mon poste de travail mais pour un serveur, une vraie debian est bien mieux [Ce n’est que mon avis].
Dans les autres distributions pour faire un serveur, je dirais que Gentoo me parait un bon choix. (Elle reste cependant assez compliqué au premier abord.)
Comment installe-t-on un système debian?

Télécharger les bons fichiers

J’ai installé Debian Lenny. Les images ont été téléchargées le 05/03/2010.
J’ai opté pour un installation assez exotique. Démarrer sur clé USB qui embarque une image iso minimale (netinst).

L’image à copier sur la clé s’appelle boot.img.gz
Une fois l’image téléchargée, il suffit de l’écrire sur votre clé usb (attention, ça écrasera tout le reste) par la commande:

# zcat boot.img.gz /dev/sdX

(La commande sudo ne marche pas. Faite-le en root! C’est surement une histoire de droit de l’utilisateur sur les périphériques).

Montez la clé:

# mount /dev/sdX /mnt

Deux images peuvent être utilisées: la “netinst” et la “businesscard”. J’ai choisi la netinst, elle est très légère, l’installation est très minimaliste (à condition de choisir les bonnes options), cependant le système doit être sur internet pour l’installation.

Pour télécharger l’image netinst :

debian-504-i386-netinst.iso
Copier l’image dans la clé:

# cp /chemin/vers/image/iso/debian-504-i386-netinst.iso /mnt/

Installer sa GNU/Debian

Démarrer l’installation, rien de plus facile. Il suffit de brancher la clé usb puis de démarrer la machine. On voit la still picture (le logo du fabriquant de la carte mère). Vint, en suite, l’écran de choix de la langue de l’installateur debian.

langueJ’ai choisi anglais en langue et un clavier français. Après cet écran, le mini système GNU/Linux cherchera sur la clé installéei, l’image iso à utiliser. L’installeur vous demandera de définir les partitions. J’ai crée deux partitions sur le premier disque: le swap et le point de montage / . Mon swap fait 20 go, ça devrai être suffisant. Le deuxième disque est monté sur /home. Après l’étape des disques, il faudra choisir le type d’installation. Par défaut, la version desktop est sélectionné. J’ai choisi l’installation du strict minimum. Il vous posera des questions pour définir le mot de passe root et le login/password de votre utilisateur.

A l’aboutissement de l’installation, vous redémarrez l’ordinateur en débranchant la clé usb. Maintenant, votre ordinateur est fonctionnel. Nous pouvons lui installer les services et outils nécessaires pour le transformer en vrai serveur.

Installation des premiers services

Le service des services, le premier pas du voyage, c’est le serveur SSH. Afin d’administer son serveur à distante, plus besoin d’écran et de clavier. Ensuite, apache2 le serveur web, l’arme noble pour l’expression de vos libertés. PHP5 pour créer des sites coté serveur. Vim, l’éditeur en ligne de commande que je préfère. Le serveur mysql avec son support php afin d’utiliser une base de données pour vos sites. En dernier lieu, php5-gd c’est un module assez utile pour php.

# apt-get install openssh-server
# apt-get install apache2
# apt-get install php5
# apt-get install vim
# apt-get install mysql-server php5-mysql
# apt-get install php5-gd

Sécurisation des premiers services

Configuration ssh server (la base d’une bonne sécurité)

Editer en root, le fichier /etc/ssh/sshd_config.
Changer le port par défaut (22) par un port quelconque. C’est une sécurité contre les attaques de force brute:
Port 22 en Port 9999
vous pouvez prendre n’importe quelle valeur comprise entre 1024 et 65536. (plus d’info)
Désactiver l’autorisation de login en root directement. Cela augmente la complexité pour forcer le passage. Les méchants devront trouver votre login et mot de passe. De plus, il est plus propre de se connecter en tant qu’utilisateur normal.
PermitRootLogin yes en PermitRootLogin no
Cette option est pour les utilisateurs avancés. Il vous faudra mettre dans votre serveur une clé ssh. Cela rend l’authentification plus sûre.
PasswordAuthentication yes en PasswordAuthentication no

Voici une copie de mon fichier de configuration:

# Package generated configuration file
# See the sshd(8) manpage for details

# What ports, IPs and protocols we listen for
Port 999
# Use these options to restrict which interfaces/protocols 
# sshd will bind to
#ListenAddress ::
#ListenAddress 0.0.0.0
Protocol 2
# HostKeys for protocol version 2
HostKey /etc/ssh/ssh_host_rsa_key
HostKey /etc/ssh/ssh_host_dsa_key
#Privilege Separation is turned on for security
UsePrivilegeSeparation yes

# Lifetime and size of ephemeral version 1 server key
KeyRegenerationInterval 3600
ServerKeyBits 768

# Logging
SyslogFacility AUTH
LogLevel INFO

# Authentication:
LoginGraceTime 120
PermitRootLogin no
StrictModes yes

RSAAuthentication yes
PubkeyAuthentication yes
#AuthorizedKeysFile	%h/.ssh/authorized_keys

# Don't read the user's ~/.rhosts and ~/.shosts files
IgnoreRhosts yes
# For this to work you will also need host keys
# in /etc/ssh_known_hosts
RhostsRSAAuthentication no
# similar for protocol version 2
HostbasedAuthentication no
# Uncomment if you don't trust ~/.ssh/known_hosts 
# for RhostsRSAAuthentication
#IgnoreUserKnownHosts yes

# To enable empty passwords, change to yes (NOT RECOMMENDED)
PermitEmptyPasswords no

# Change to yes to enable challenge-response passwords
# (beware issues with some PAM modules and threads)
ChallengeResponseAuthentication no

# Change to no to disable tunnelled clear text passwords
PasswordAuthentication no

# Kerberos options
#KerberosAuthentication no
#KerberosGetAFSToken no
#KerberosOrLocalPasswd yes
#KerberosTicketCleanup yes

# GSSAPI options
#GSSAPIAuthentication no
#GSSAPICleanupCredentials yes

X11Forwarding no
X11DisplayOffset 10
PrintMotd no
PrintLastLog yes
TCPKeepAlive yes
#UseLogin no

#MaxStartups 10:30:60
#Banner /etc/issue.net

# Allow client to pass locale environment variables
AcceptEnv LANG LC_*

Subsystem sftp /usr/lib/openssh/sftp-server

UsePAM yes

Connexion & réseau

L’auto-hébergement nécessite certaines conditions à propos de votre connexion internet. Elle ne sont pas obligatoire mais cela facilite grandement la vie. Il faut une connexion en continue: type adsl ou (encore mieux) fibre optique, éviter les contrats limités à un volume de données transmis. Personnellement, je n’ai jamais utilisé les “machinBox”. Préférant acheter un modem/routeur configurable: j’utilise le Netgear DG834G et le Netgear DGN2000. Je suis très content de ses deux modèles. Il est facile d’ouvrir les ports et rediriger vers telle ou telle machine. Le contrôle du DHCP permet une gestion élégante de votre réseau LAN.

Hypothèse: vous avez deux machines différentes dans votre LAN réliée à un routeur/modem.

La première des choses à faire est de s’assurer que le serveur recevra toujours la même ip au sein du réseau LAN. Pour cela, il y a deux possibilités:

  • IP fixe dans le LAN
  • Utilisation d’un serveur DHCP bien configuré

Je déconseille la première solution. Elle nécessite la configuration de chaque poste, une mauvaise configuration peut entrainé des conflits d’adresse IP. De plus, l’ajout d’une nouvelle machine vous obligera à configurer celle-ci.
La 2ème méthode est plus souple. Votre routeur/modem donne l’adresse IP pour chaque machine et pour fixer les adresses IP, il se fonde sur les adresses MAC.
L’adresse MAC est une sorte de numéro d’immatriculation de votre carte réseau. Il est “normalement” unique au monde. (Dans les faits, il peut être changer logiciellement donc…)
Il est donc possible d’obliger votre modem/routeur à donner l’adresse 192.168.0.3 à votre serveur, l’adresse 192.168.0.2 à votre pc de bureau et de spécifier que pour toutes autres machines, la plage 192.168.0.10 à 192.168.0.120 doit être utilisé.
Pour éviter les problèmes, je vous conseillerais de désactiver le Wi-Fi de votre réseau. Ce n’est pas une technologie très sûre.

La machine serveur reçoit toujours la même ip ? Il est temps de passer à la redirection des ports. Les 1024 premiers ports sont réservés à des usages définis. Par exemple, le port standard d’un serveur http est le 80: www.trucmuche.org et www.trucmuche.org:80 sont strictement identiques dans un navigateur.
Quelques autres ports/protocoles à connaitre (ou pas):

  • https: 440
  • FTP: 20 et 21
  • ssh: 22
  • smtp(mail) : 25
  • DNS: 53

Nous voulons rendre accessible notre serveur sur la toile. Le port 80 doit renvoyer vers l’ip du serveur. Toutes les demandes sur le port 80 à l’adresse: 80.80.80.80 seront transmises vers l’ip 192.168.0.3.
La même chose doit être faite pour chaque service qui tourne sur votre serveur et que vous voulez accessible depuis l’extérieur. Le ssh, par exemple, est maintenant sur le port 9999. Parametrez votre routeur/modem afin d’acheminer les connexions sur le port 9999 vers votre serveur. Pour réaliser le chapitre suivant, la redirection du port 53 est nécessaire.

Dynamique Name Server

C’est une partie que je maitrise moins. Je vais donc expliquer ce que j’ai compris. Vous avez acheté un nom de domaine: trucmuche.org. vous voudriez maintenant qu’il pointe vers votre serveur homemade dans votre placard? Il y a en gros, deux solutions: Gérer son DNS à la maison. ou le faire gérer par quelqu’un d’autre (probablement votre FAI ou votre registar).
Le premier cas est la solution la plus éducative et la plus souple: Si vous avez choisi cette option (comme moi), il faut installer bind9. Bind est le soft qui fait marcher internet. Il est le serveur DNS. Les DNS traduisent un nom de domaine en adresse ip.

Pour l’installer:

# apt-get install bind9

La configuration est bien plus complexe. Etudiont d’abord, la hiérarchie des fichiers de configuration.

homemade:~# ls -l /etc/bind/
total 48
-rw-r--r-- 1 root root  237 2009-12-20 21:21 db.0
-rw-r--r-- 1 root root  271 2009-12-20 21:21 db.127
-rw-r--r-- 1 root root  237 2009-12-20 21:21 db.255
-rw-r--r-- 1 root root  353 2009-12-20 21:21 db.empty
-rw-r--r-- 1 root root  270 2009-12-20 21:21 db.local
-rw-r--r-- 1 root root 2878 2009-12-20 21:21 db.root
-rw-r--r-- 1 root bind  907 2009-12-20 21:21 named.conf
-rw-r--r-- 1 root bind  240 2010-03-17 21:24 named.conf.local
-rw-r--r-- 1 root bind  572 2010-03-17 21:50 named.conf.options
-rw-r----- 1 bind bind   77 2010-03-17 21:05 rndc.key
-rw-r--r-- 1 root root 1317 2009-12-20 21:21 zones.rfc1918

Les fichiers de forme db.* sont des fichiers de configuration de zone dns; (nous verrons dans quelques instants, comment créer la zone pour trucmuche.org). Le fichier named.conf.options est le fichier de configuration du serveur. named.conf ne doit pas être modifier enfin sauf si vous êtes un super expert de la mort qui tue. Il convient de modifier named.conf.local pour ajouter notre zone.

Déclarons une zone sous la responsabilité de notre dns.

zone "trucmuche.org" {
	type master;
	file "/etc/bind/db.trucmuche.org";
};

Il y a deux type de zone: master (primaire) et slave (secondaire). Un nom de domaine est forcément attaché, au minimum, à deux serveurs dns: un seul primaire et un (ou plusieurs) secondaire. Le serveur primaire fait loi, les secondaires se mettront à jour par rapport à lui. Créer un fichier, /etc/bind/db.trucmuche.org Il doit contenir ceci:

$ORIGIN trucmuche.org.
$TTL 3h
@       IN      SOA     ns.trucmuche.org. gamemaster.trucmuche.org. (
                                2010031703
                                8H
                                2H
                                1W
                                1D )

@       	IN  NS  ns.trucmuche.org.

@       	IN  MX  10   mail2.trucmuche.org.

@  			IN	A	80.80.80.80


ns			IN	A	80.80.80.80
mail2   	IN	A   80.80.80.80
wiki    	IN	CNAME	trucmuche.org.
forum       IN  CNAME   trucmuche.org.
www         IN  CNAME   trucmuche.org.
};

La première ligne n’est pas importante, elle définit une variable à l’intérieur pour faciliter l’écriture du fichier de conf. Le TTL est le temps de valider des informations de votre zone. Il convient de définir une zone SOA.

  • 2010031703 : Serial sorte de numero de version de la configuration, on utilise en général la date du jour plus un champ 00 qu’on incrémente à chaque modification.
  • 8H : Rafraichissement: le serveur secondaire se mettra à jour en respectant ce temps ci.
  • 2H : retry : temps d’attente avant de réessayer quand une requête de mise à jour à échouer.
  • 1W : Expire : Temps après lequel la zone est gelée si les dns secondaire ne peuvent se mettre à jour.
  • 1D : Semblable à TTL.

@ IN NS ns.trucmuche.org.
Vous définissez le serveur de nom (DNS) qui définit la zone courante.
@ IN MX 10 mail2.trucmuche.org.
Vous définissez le serveur de mail principal de votre domaine.
@ IN A 80.80.80.80
Vous définissez l’ip principale de votre domaine, N’oubliez pas remplacer 80.80.80.80 par votre ip fixe.

ns 		IN	A   80.80.80.80
mail2   	IN	A   80.80.80.80

Définition des adresses ip pour votre serveur de nom et courriel.

wiki    	IN	CNAME	trucmuche.org.
forum       IN  CNAME   trucmuche.org.
www         IN  CNAME   trucmuche.org.

Définition de sorte d’alias, ainsi {wiki,forum,www}.trucmuche.org pointeront vers trucmuche.org. C’est apache (le serveur web) qui fera l’aiguillage.

Configuration Apache

Introduction

Apache, le serveur web du monde libre, le support de votre liberté d’expression, votre megaphone du web. Pour le rendre fonctionnel et l’adapter à vos besoins, il est important de le configurer.
Les dossiers de configuration d’apache se trouve dans l’arboréscence /etc/apache2/

-rw-r--r-- 1 root root 10104 2009-11-14 21:20 apache2.conf
drwxr-xr-x 2 root root  4096 2010-03-05 23:24 conf.d
-rw-r--r-- 1 root root   378 2009-11-14 21:20 envvars
-rw-r--r-- 1 root root    21 2010-03-07 12:59 httpd.conf
drwxr-xr-x 2 root root  4096 2010-03-05 23:24 mods-available
drwxr-xr-x 2 root root  4096 2010-03-07 14:42 mods-enabled
-rw-r--r-- 1 root root   513 2009-11-14 21:20 ports.conf
drwxr-xr-x 2 root root  4096 2010-03-19 00:04 sites-available
drwxr-xr-x 2 root root  4096 2010-03-19 00:05 sites-enabled

Dans l’ordre, le fichier apache2.conf définit la configuration vitale du serveur. Il est déconseillé d’y toucher.
Ce fichier définit le comportement par défaut du serveur: nombre de thread, les chemins et/ou nom de fichier pour modifier la configuration localement.
Le dossier conf.d contient des fichiers de configurations pour des points très spécifique d’apache.
envvars définit des variables d’environnements, présentement, le groupe et l’utilisateur sous lequel apache2 tourne. (Par défaut, www-data)

httpd.conf est partiquement vide. Nous allons utiliser des virtualhosts donc ce fichier ne présente plus beaucoup d’intérêt.
mods-available est un dossier regroupeant les fichiers de conf des modules disponibles pour apache. Un module permet d’étendre les fonctionnalités d’apache. Php est intégré dans apache sous la forme de module. Le support du ssl est aussi un module, il en existe beaucoup et vous pouvez même créer le votre, si cela vous intéresse.mods-enabled regroupe des liens symboliques vers les fichiers de configuration du module présents dans mods-available. Il faut bien comprendre qu’un module présent dans mods-available regroupe les modules activables et mods-enabled regroupe les modules activés. Pour activer un module, il suffit de placer les fichiers du module dans le dossier mods-enabled.

Dans le même principe, les dossiers sites-available et sites-enabled sont réspectivement le dossier des sites internet disponibles et le des sites internet actifs. Là encore, il est bon de créer un fichier de configuration dans available et d’ajouter un lien dans enabled. Nous verrons dans la partie virtuals hosts, comment configurer son site ou plutôt ses sites.

Utilisateur et droit

Il y a plusieurs moyens de gérer un serveur apache au niveau des droits. Cela dépend beaucoup de votre utilisation et de votre philosophie. Les différents choix:

  1. Votre serveur, c’est le votre. Il n’hebergera que votre site et rien d’autre.
  2. Votre serveur hébergera un gros site (par exemple le site d’une association, ou un site divisé en plusieurs sous-domaines: forum, wiki et www). Ils seront géré par vous et une poignée d’élus.
  3. Vous voulez que chaque utilisateur de votre serveur aie un site web et un compte utilisateur.
Le cas #1

La situation la plus facile. Vous n’avez pas d’accès à ouvrir. Vous pouvez coder/mettre à jour votre site par ssh. Vous n’aurais pas besoin de FTP.
Je vous conseille de créer un dossier “trucmuche” dans /home/toto. Votre utilisateur (toto) aura tous les droits sur votre futur site et apache sera limité.
Render l’utilisateur www-data membre du groupe toto. Pour cela, éditer le fichier /etc/group comme ceci.

# vi /etc/group

Ajouter www-data à la fin de la ligne toto:

toto:x:1000:www-data

Assurez-vous que le groupe toto ait les droits de lecture sur l’ensemble des sous-dossiers et fichiers présents dans /home/toto/trucmuche. Si vous voulez permettre à votre site uploader des fichiers, le serveur aura besoin des droits en écriture sur le répertoire de destination. C’est un effort de codage sur votre site. Cette configuration est propre et minimaliste.

Si cette vision vous convient sauter directement à la section Cas 1 : virtual host
Si vous cherchez une solution plus puissante et moins minimaliste, vous pouvez lire les sections suivantes.

Le cas #2

C’est déjà plus risqué. Je vous conseillerais de créer un utilisateur webmaster et de créer un dossier dans /home/webmaster/ par site web: [/home/webmaster/www,/home/webmaster/wiki,/home/webmaster/forum]. En termes de droits, il suffit de rendre www-data membre du groupe webmaster:

# vi /etc/group

Ajouter www-data à la fin de la ligne webmaster:

webmaster:x:1001:www-data

Si vous déployez des outils libres, comme un CMS, un wiki et un forum. Il vous suffira de créer des comptes administrateurs dans ces outils.
Si vous voulez donner un accès plus direct. Il est possible de mettre en place un FTP ou bien de donner les identifiants de webmaster.
[Il est encore plus intelligent de créer un utilisateur pour chaque “élu” et de rendre ces utilisateurs membre du groupe webmaster. Les fichiers devront être modifiable par les membres du groupe. Cependant, il vous sera plus facile de connaitre l’identité d’une personne responsable d’une bétise/erreur].

Si cette description répond à votre besoin aller directement à la section Cas 2 : virtual host

Le cas #3

Le plus complèxe des trois à mettre en place. Vous voulez que chaque utilisateur dispose d’un dossier particulier dans leur home (html_public ou www). Ils auront un accès direct au serveur par ssh ou FTP. Chaque utilisateur aura une base de données. Ce cas est assez fréquent dans les universités et/ou hébergeurs. Pour des raisons de sécurités, je vous conseillerais de ne pas donner d’accès ssh.

Cette configuation est relativement complexe, je vous conseillerais de jouer un peu avec les cas précédents. Afin de bien, vous faire la main sur les fichiers de configuration apache et autres.

La gestion des droits est délicate. Il y a plusieurs approches:

  • Rendre tout le monde membre du groupe d’apache [www-data]
  • l’opposé; n’ajouter personne mais les fichiers devront être accessible en lecture pour tous le monde.
  • Le troisième cas, éxécuter apache avec les droits d’un autre utilisateur (voir la section Cas 3 : virtual host)

les virtuals hosts

Ces cas typiques sont des exemples. N’hesitez pas à mélanger les solutions techniques.

Un site unique (cas 1)

La première chose à faire est de créer un dossier dans votre home /home/toto/monsite/.

$ mkdir /home/toto/monsite

Il faut ensuite créer un lien de

/var/www/

vers

/home/toto/monsite/

. Pour cela, tapez la commande suivante dans un terminal (root):

# cd /var/www
# ln -s /home/toto/monsite site

N’oubliez pas de vérifier les droits du groupe.

Ouvrez le fichier /etc/apache2/site-enabled/000-default pour y mettre ceci :
[Les lignes commençant par # sont des commentaires, je les utilise pour expliquer]

<VirtualHost 192.168.0.3:80>
    ServerAdmin toto@trucmuche.org
    ServerName trucmuche.org

    DocumentRoot /var/www/site1/
    #nous définissons le dossier racine du site.
    <Directory /var/www/site1>
        Options Indexes FollowSymLinks
        # Indexes : autorise apache à générer des indexes.
        # nous autorisons apache à suivre les liens symboliques. 
        # Important car /var/www/site1/ est un lien symbolique 
        # vers /home/toto/monsite/
        AllowOverride All
        # Nous autorisons Apache à changer sa configuration 
        # si un fichier .htaccess existe dans le dossier 
        # /var/www/site1
        Order allow,deny
        # Ordre de description des règles
        allow from all
        # Autorise tout le monde 
        # (pas besoin de règle d'interdiction)
        # Vous pouvez ajouter une plage d'ip interdite 
        # avec une ligne du genre Deny from XXX.XXX.XXX.XXX/XXX 
    </Directory>

    
    ErrorLog /var/log/apache2/error.log

# Possible values include: debug, info, notice, warn, error, crit,
# alert, emerg.
    LogLevel warn

    CustomLog /var/log/apache2/access.log combined
    ServerSignature On

     # Configuration par défaut des logs
     # A savoir: 
     # Niveau de log: avertissement (warm). 
     # [debug, info, notice, warn, error, crit]
     # Fichier d'enregistrement des logs dans:
     # /var/log/apache2/access.log 
     # La signature du serveur est activée.


    
    Alias /phpMyAdmin/ "/var/www/phpMyAdmin/"
    <Directory "/var/www/phpMyAdmin/">
        AllowOverride None
        Order allow,deny
        Deny from all
        Allow from 192.168.0.0/24 
        #on restrint l'accès au gestionnaire de base de données.
        #Seule les adresses de type 192.168.0.XXX seront acceptées. 
    </Directory>
    
</VirtualHost>
Un gros site avec sous-domaine (cas 2)

Je vais prendre, dans cet exemple, trois sous-domaines : www, wiki et forum qui afficheront respectivement la page principale du site, un wiki et un forum. La première étape consiste à créer 3 fichiers de configuration dans /etc/apache2/sites-available (en root).

# cd /etc/apache2/sites-available
# touch wiki.trucmuche.org
# touch forum.trucmuche.org
# touch www.trucmuche.org

Il convient ensuite d’installer les différents logiciels. A titre d’exemple, je vous explique la marche à suivre pour installer mediawiki, fluxbb et drupal.

Positionnez-vous, d’abord, dans le répertoire de votre utilisateur webmaster (Il faut être l’utilisateur webmaster).
Téléchargement des logiciels et installation:

$ cd /home/webmaster
$ wget http://download.wikimedia.org/mediawiki/1.15/mediawiki-1.15.1.tar.gz
$ wget http://fluxbb.org/download/releases/1.4-rc1/fluxbb-1.4-rc1.tar.gz
$ wget http://ftp.drupal.org/files/projects/drupal-6.16.tar.gz

$ tar -xzvf drupal-6.16.tar.gz
$ mv drupal-6.16/ drupal

$ tar -xzvf fluxbb-1.4-rc1.tar.gz
$ mv fluxbb-1.4-rc1/ forum

$ tar -xzvf mediawiki-1.15.1.tar.gz
$ mv mediawiki-1.15.1/ wiki

Après cette étape, vous devriez avoir les dossiers : wiki, forum et drupal dans /home/webmaster
Il faut maintenant faire la configuration du serveur apache pour qu’il aille chercher les fichiers au bon endroit.
Commençons par drupal (qui sera www.trucmuche.org): Éditez le ficher : /etc/apache2/sites-available/www.trucmuche.org qui est normalement vide.

<VirtualHost *:80>
	ServerName www.trucmuche.org
    #definition du sous-domaine
	ServerAdmin webmaster@trucmuche.org
	
	DocumentRoot /var/www/webmaster/drupal
	<Directory /home/www/webmaster/drupal>
		Options Indexes FollowSymLinks MultiViews
		AllowOverride All
		Order allow,deny
		Allow from all
	</Directory>
	ErrorLog /var/log/apache2/error.log
	LogLevel warn
	CustomLog /var/log/apache2/trucmuche/trucmuche.log combined
    # Nous spécialisons le log de sortie pour clarifier les logs.
</VirtualHost>

Il faut faire la même chose pour le wiki et le forum:

<VirtualHost *:80>
	ServerName wiki.trucmuche.org
	ServerAdmin webmaster@trucmuche.org
	
	DocumentRoot /var/www/webmaster/wiki
	<Directory /home/www/webmaster/wiki>
		Options Indexes FollowSymLinks MultiViews
		AllowOverride All
		Order deny,allow
		Deny from all
		Allow from 127.0.0.0/255.0.0.0 ::1/128			
	</Directory>
	ErrorLog /var/log/apache2/error.log
	LogLevel warn
   CustomLog /var/log/apache2/trucmuche/wiki.trucmuche.log combined
</VirtualHost>
<VirtualHost *:80>
	ServerName forum.trucmuche.org
	ServerAdmin webmaster@trucmuche.org
	
	DocumentRoot /var/www/webmaster/forum
	<Directory /home/www/webmaster/forum>
		Options Indexes FollowSymLinks MultiViews
		AllowOverride All
		Order deny,allow
		Deny from all
		Allow from 127.0.0.0/255.0.0.0 ::1/128			
	</Directory>
	ErrorLog /var/log/apache2/error.log
	LogLevel warn
CustomLog /var/log/apache2/trucmuche/forum.trucmuche.log combined
</VirtualHost>

Pour finaliser la configuration, il faut créer des liens symboliques dans /etc/apache2/sites-enabled/

# cd /etc/apache2/sites-enabled/
# ln -s ../sites-available/forum.trucmuche.org forum.trucmuche.org
# ln -s ../sites-available/wiki.trucmuche.org wiki.trucmuche.org
# ln -s ../sites-available/www.trucmuche.org www.trucmuche.org
L’usine à site (cas 3)

Je ne donnerai pas de fichier de configuration Apache dans cette section. Je vous conseillerais de regarder du côté des hotes virtuels dynamiques et/ou de la commande suEXEC.

Activer et configurer certains modules : url_rewrite et php5.

Les modules url_rewrite et php sont très utilisés. Ils apportent des fonctionnalités bien appréciables.
Pour les activer, il suffit de faire un lien de leurs fichiers de mods-available vers mods-enabled. [Il est possible qu’ils soient déjà activés par défaut.]

# cd /etc/apache2/mods-enabled/
# ln -s ../mods-available/php5.load php5.load
# ln -s ../mods-available/php5.load php5.conf
# ln -s ../mods-available/rewrite.load rewrite.load

Si vous voulez jouer avec la configuration de php5: éditer le fichier /etc/php5/apache2/php.ini.
Pour utiliser url_rewrite, il suffit d’activer le mode rewrite dans un .htaccess en spécifiant les règles de réécriture.

Installer une solution mail: Smtp + imap + spamAssassin

Section en cours d’écriture.

Script de sauvegarde & crontab

Il est important d’assurer la pérénité de ses données. C’est pourquoi, il est très fortement conseillé de mettre, en production, un serveur uniquement si un système de sauvegarde et restauration est fonctionnel. Les éléments à mettre dans une sauvegarde sont:

  • La hiérarchie de dossiers et fichiers du site/des sites
  • Un dump des bases de données
  • Les fichiers de configuration (si vous estimez que les modifications sont importantes)
  • Le dossier /home (dans le cas ou des utilisateurs ont des données autres que leur site web.)
#!/bin/sh
HOST='ftp.somewhere.fr'
USERFTP='toto@somewhere.fr'
USER=toto
PASSWDFTP='bidule'
PASSWDSQL='bidule'
DATE=`date +%d`
DRUPALFILE=/home/$USER/script/backup-drupal-file-$DATE.sql
WIKIFILE=/home/$USER/script/backup-wiki-file-$DATE.sql
FORUMFILE=/home/$USER/script/backup-forum-file-$DATE.sql

ARCHIVE=/home/$USER/monsite-$DATE.tar.gz
#tar le dossier /home/toto/monsite
tar -czvf $ARCHIVE /home/$USER/monsite


#dump de postgresql 
export PGPASSWORD=passwordPostgresql
pg_dump -f $DRUPALFILE -U $USER drupal 

#dump de mysql 
mysqldump --set-charset  -u $USER -p$PASSWDSQL wiki > $WIKIFILE
mysqldump --set-charset  -u $USER -p$PASSWDSQL forum > $FORUMFILE



ftp -n $HOST <<END_SCRIPT
quote USER $USERFTP
quote PASS $PASSWD
send $DRUPALFILE backup_drupal_$DATE.sql
send $WIKIFILE backup_wiki_$DATE.sql
send $FORUMFILE backup_forum_$DATE.sql
send $ARCHIVE monsite-$DATE.tar.gz

quit
END_SCRIPT
exit 0

Voilà, un exemple de script de sauvergarde. Il exporte deux bases de données mysql et d’une postgresql dans des fichiers .sql. Il fait aussi une archive du dossier /home/toto/monsite. Tous les fichiers ont le numero du jour du le mois (Ca fait une rotation de sauvegarde de 30 jours en moyennes). Les sauvegardes sont envoyer par FTP sur un autre serveur. Bien entendu, rien ne vous empêche d’améliorer ça. Vous trouverez des multitudes de scripts pour vous aider.
Il faut ensuite executer ce script de façon régulière. Crontab est là pour vous sauver. Tapez la commande suivantes pour ajouter une règle.

# crontab -e

Ajouter la ligne suivante dans le fichier.

0 0 * * * sh /home/toto/script/sauvegarde.sh

La sauvegarde se fera tous les jours à minuit.

Foire Aux Questions

Mon serveur semble ne pas marcher à l’extérieur de mon réseau local.

Vérifiez bien la configuration de votre routeur. Les connexions entrantes sur le port 80 (http) doivent être redirigées vers votre serveur.

Je n’arrive pas à uploader des fichiers.

C’est probablement un problème de droit en écriture sur le serveur. Apache doit pouvoir écrire dans le répertoire de partage choisi. (chmod g+w et chown user:www-data)

Plus d’informations

Cerfication Qt

j’ai obtenu ma certification Qt : (Qt Essentials).

Je décris vite fait l’examen:
-50 questions à choix multiples.
-1h pour le faire + 30 mins, si vous êtes dans un pays dont la langue officielle n’est pas l’anglais.
– Prix: 140 € si ma mémoire est bonne. (75 € si vous voulez le repasser après un échec)

Je suis sûr d’avoir réussi 40 questions, j’ai des doutes sur les 10 autres. C’était souvent des questions ou il y avait plusieurs réponses demandées, j’en avais souvent une de sûre mais de sérieux doutes pour les autres. Cela ne m’a pas empêché de réussir.

Je suis donc officiellement “Nokia Certified Qt Developer”.

partage WebDav sur Ubuntu, Configuration des clients sous Ubuntu/Gnome, MacOS X et Windows XP

Introduction

Un serveur WebDav est un serveur web classique couplé avec un module pour faciliter l’envoie de fichier. Dans ce tutorial, Nous allons mettre en place un serveur webdav sur un serveur web Apache 2. Nous verrons ensuite que l’ensemble des systèmes d’exploitations fournissent un système transparent pour la connexion à ce genre de partage. Le client webdav est souvent inclus dans le navigateur de fichier.

Installer un serveur WebDav

Je pars du principe que vous avez un serveur Apache 2 fonctionnel sur votre serveur. Pour notre exemple, le dossier de partage sera le dossier /var/www/sharing. Le dossier de configuration d’apache est à l’adresse: /etc/apache2/. Les comptes utilisateurs (et leurs mots de passes) seront enregistrés dans le fichier : /var/www/sharing/.webdav.passwd

Les prérequis

La première étape est de générer un certificat SSL et une clé SSL. C’est primordial pour assurer le cryptage des données. Un certificat est un fichier avec l’extension .crt (server.crt dans ce tutorial) et la clé sera server.key. Pour créer la clé et le certificat, tapez ces commandes dans un terminal:

$ mkdir /tmp/ssl_conf 
$ cd /tmp/ssl_conf 
$ openssl req -config /etc/ssl/openssl.cnf -new -out server.csr

Définissez une passphrase, tapez un mot de passe mémorisable. Ensuite, répondez aux questions sur la localisation de votre serveur. (Il n’est pas nécessaire de répondre à toutes les questions.)

$ openssl rsa -in privkey.pem -out server.key 
$ openssl x509 -in server.csr -out server.crt -req -signkey server.key -days 3650 
$ openssl x509 -in server.crt -out server.der.crt -outform DER

Le certificat sera valable environ 10 ans.
La dernière étape pour l’instant est de copier/coller les deux fichiers importants dans le répertoire d’apache2.

# cp server.crt /etc/apache2/
# cp server.key /etc/apache2/

(Vous aurez besoin d’être root pour faire ça)

Configurer son serveur apache

Il y a 4 étapes à faire:
-Définir un virtualhost
-Activer le support SSL
-Activer le support WebDav
-Activer l’authentification http.

Voici le code du virtualhost à définir dans /etc/apache2/site-enable/000-default

<VirtualHost 192.168.1.2:443>
        ServerName toto
        DocumentRoot /var/www/sharing
        <Directory "/var/www/sharing">
                Options Indexes FollowSymLinks MultiViews
                AllowOverride None
                Order allow,deny
                Allow from all
        </Directory>

        SSLEngine on
        SSLCertificateFile /etc/apache2/server.crt
        SSLCertificateKeyFile /etc/apache2/server.key

        <Location />
            Dav on
            AuthType Basic
            AuthName "Sharing  Repository"
            AuthUserFile /var/www/sharing/.webdav.passwd
            Require valid-user
        </location>
</VirtualHost>

Définition des champs:
remplacez 192.168.1.2 par l’ip de votre machine sur le réseau local.
Le répertoire de partage sera /var/www/sharing

les lignes suivantes activent le support du ssl (https), en définissant également, les chemins vers les fichiers clé et certificat.

        SSLEngine on
        SSLCertificateFile /etc/apache2/server.crt
        SSLCertificateKeyFile /etc/apache2/server.key

Le dernier groupe de lignes active le webdav et spécifie la méthode d’authentification.

        <Location />
            Dav on
            AuthType Basic
            AuthName "Sharing  Repository"
            AuthUserFile /var/www/sharing/.webdav.passwd
            Require valid-user
        </location>

Pour résumer, nous avons maintenant un serveur configuré et un certificat ssl prêt pour le service. Il nous faut donc créer un fichier de .passwd et activer les modules webdav et ssl.

Créer un fichier de mot de passe

Une simple commande suffit pour créer ce fichier et ajouter l’utilisateur toto:

# htpasswd -c /var/www/sharing/.webdav.passwd toto

L’option -c crée le fichier, s’il n’existe pas. Le mot de passe vous sera demandé dans la suite de la commande. Il est conservé crypté dans le fichier.

Pour ajouter un autre utilisateur

# htpasswd /var/www/sharing/.webdav.passwd tata

Activer les modules webdav et ssl dans Apache2

Pour cela, il faut créer des liens symboliques dans les dossiers de configuration d’apache.

cd /etc/apache2/mods-enabled
ln -s ../mods-available/dav* .
ln -s ../mods-available/ssl* .

A ce stade, il vous reste plus qu’a redémarrer votre serveur apache.

sudo /etc/init.d/apache2 restart

Vous avez normalement un serveur webdav fonctionnel. Pour vérifier, tapez l’adresse de votre serveur dans un navigateur web. Acceptez le certificat, identifier vous grâce à votre login/mot de passe.
Vous devriez voir une page de ce style:

resultat webdav

Configuration des Clients

Nous allons maintenant voir comment configurer des clients WebDav. Pour télécharger des fichiers depuis le serveur un simple navigateur web suffit. Cependant le plus intéressant, reste la possibilité de déposer des fichiers dans ce partage. Il est donc nécessaire d’utiliser un vrai client WebDAV.

Sous MacOS X

Ouvrez un finder, cliquez sur le menu “Aller” > “Se connecter à un serveur distant” (cmd + K). Une petite boîte de dialogue, vous demandera l’adresse. Tapez l’adresse du votre serveur. Il vous demandera le login et le mot de passe de l’utilisateur (.webdav.passwd). Si l’authentification, c’est bien passé vous avez un nouveau dossier dans votre finder. Voilà, vous pouvez partager des fichiers.

Sous Gnome (Ubuntu)

C’est très simple: dans le menu Raccourcis, cliquez sur “Se connecter à un serveur…”

assistant windows 1

Sous Windows XP

Ouvrez les favoris réseaux. Cliquez sur “Ajouter un Favori réseau” sur le menu de gauche. une fenêtre s’ouvre.

assistant windows 1

Séléctionnez le premier choix et faite suivant.

assistant windows 2

Rentrez l’adresse dans le champs comme sur l’image ci-dessus.

assistant windows 3

Acceptez le certificat.

assistant windows 4

Saississez votre login et votre mot de passe.

assistant windows 5

Entrez un nom (celui que vous voulez ou laissez le nom par défaut).
Il est possible que l’acceptation du certificat vous soit souvent demandée tout comme que votre login/mot de passe.

FAQ

Mon serveur semble ne pas marcher à l’extérieur de mon réseau local.

Vérifiez bien la configuration de votre routeur. Les connexions entrantes sur le port 443 (https) doivent être redirigées vers votre serveur.

Je n’arrive pas à uploader des fichiers.

C’est probablement un problème de droit en écriture sur le serveur. Apache doit pouvoir écrire dans le répertoire de partage choisi. (chmod g+w et chown user:www-data)

Plus d’informations

TFTP file not found

Un serveur TFTP est un serveur de transfert de fichier assez stupide. Il utilise de udp. Clairement, il ne peut être utiliser que dans un réseau local.
Dans une configuration de base, vous devez définir un répertoire comme étant surveillé par le serveur. Le serveur pourra envoyer et recevoir des fichiers dans ce dossier.
Il ne fournit aucun mécanisme de listage, il faut donc connaitre le nom du fichier à l’avance.

Si vous obtenez souvent une erreur de type (1) : File not found. Alors que vous êtes sur de donner le bon chemin. C’est peut-être à cause de l’option -s de votre serveur. Cette option change la racine du serveur. Ainsi si vous faisiez un

tftp 255.255.255.255 -c get /tftproot/monfichier.img

/tftproot est devenu / . Il faut donc faire

tftp 255.255.255.255 -c get monfichier.img

Tout simplement.

JFreeChart dans vos applications Java

Bonjour, ce petit tutorial va tenter de vous expliquer comment faire de jolie diagramme dans une application JAVA/Swing.
Il est souvent agréable de montrer à ses utilisateurs un diagramme, un camembert ou bien un histogramme, plutôt qu’un gros tableau plein de chiffres. Il existe de nombreuses méthodes pour créer ce genre de graphique. Je vais vous présenter une méthode utilisant JFreeChart. JFreeChart est une bibliothèque java libre (malheuresement la documentation est payante). Elle est assez sexy et facile à utiliser.

Installation

Comme toutes les bibliothèques java, il faut télécharger le .jar et le placer dans un dossier de votre projet. Pour le téléchargement aller à la page [Download] et choississez la version qui correspond à votre système.

Décompressez le contenu de l’archive. Vous devriez obtenir une arborescence de fichier de la forme:

JFreeChart-*.*
    ant
    ChangeLog
    checkstyle
    docfiles
    experimental
    jfreechart-1.0.13-demo.jar
    lib
    licence-LGPL.txt
    maven-jfreechart-project.xml
    NEWS
    README.txt
    source
    swt
    tests

Ce qui est important, c’est le dossier lib. En effet, il contient les 3 archives jar nécessaire. À savoir: jfreechart-1.0.13.jar, jcommon-1.0.16.jar et iText-2.1.5.jar

Il faut en premier lier, ces jars avec votre projet java. La première étape est de copier les jars dans le répertoire principal de votre projet. Ensuite, dans eclipse faite un click droit sur votre projet, choississez : Properties. Sélectionnez Java Build Path puis l’onglet libraries

Appuyer sur Add External JARs… et sélectionnez les 3 jars de la JFreeChart que nous avons déplacés. Appuyer sur Ok

Normalement une partie “Referenced Libraries” s’ajoute à l’arborescence de votre projet. Ainsi eclipse inclura jfreechart à la compilation de votre projet.

Création du panel d’affichage des diagrammes.

Ce n’est pas le sujet de ce tutorial donc je ne vais pas m’attarder dessus. Les charts sont tous contenu dans un JPanel. Il suffit donc de créer un JPanel avec un layout adéquat pour mettre en place votre disposition. N’oubliez pas d’encapsuler votre panel dans un JScrollPane.

Premier Diagramme

JFreeChart permet de créer une multitude de diagramme, je ne traiterais que des PieCharts pour le moment. La première chose à faire est de construire un ensemble de valeurs: Pour un PieChart (camenbert), utilisez [DefaultPieDataset], c’est une interface simple et pratique pour stocker des paires valeur/clé. Pour un histogramme, utilisez plutôt une implémentation de [CategoryDataset]

.

DefaultPieDataset union = new DefaultPieDataset();
//remplir l'ensemble
union.setValue("Pierre",20.0);
union.setValue("Marie",20.0);
union.setValue("Jean",20.0);
union.setValue("Hime",20.0);
union.setValue("Sarah",20.0);

Il est tout à fait possible de faire une boucle for/while pour parcourrir un ensemble de données pour remplir celui du pieChart. Vous n’êtes pas tenu de remplir l’ensemble avant de créer le chart. Si vous ajoutez des valeurs dans l’ensemble après coup, le chart sera automatiquement mis à jour.

Pour créer le diagramme lui même, il suffit de faire appel à l'”usine à diagramme” [pattern factory].

JFreeChart repart = 
    ChartFactory.createPieChart3D("Répartition par personne",
    union, true, true, false);
ChartPanel crepart = new ChartPanel(repart);
add(crepart);

Le premier paramètre est, bien sûr, le titre, suivit de l’ensemble de valeurs. Les valeurs booléennes qui suivent sont respectivement : l’affichage de la légende, l’affichage d’un tooltips et la création d’une URL). Une fois le JFreeChart créé, vous devez récuperér l’encapsuler dans un ChartPanel et ajouter ce dernier dans votre Interface Homme Machine (IHM).

Aller plus loin

Personnaliser les couleurs de chaque valeur

Par défaut, JFreeChart utilise des couleurs aléatoire pour coloriser les éléments. Il existe un moyen pour forcer l’utilisation d’une couleur. On reprends l’exemple du dessus et on le modifie un petit peu pour modifier les couleurs

JFreeChart repart= 
    ChartFactory.createPieChart3D("Répartition par personne",
    union, true, true, false);
ChartPanel crepart = new ChartPanel(repart);
plot = repart.getPlot();
((PiePlot)plot).setSectionPaint("Pierre", new Color(255,0,0));
((PiePlot)plot).setSectionPaint("Marie", new Color(255,255,0));
((PiePlot)plot).setSectionPaint("Jean", new Color(255,0,255));
((PiePlot)plot).setSectionPaint("Hime", new Color(0,0,255));
((PiePlot)plot).setSectionPaint("Sarah", new Color(0,255,255));
add(crepart);

Pour modifier les couleurs, il faut récuperer une instance de Plot. Cela gère l’ensemble des règles de dessins. Dans chaque section, vous définissez la couleur à utiliser. Voici une capture d’écran du résultat final. Capture d'écran JFreeChart

Je mettrais à disposition le projet eclipse, d’ici quelques jours. En attendant, je donne le code source du panel principal:

import java.awt.Color;
import javax.swing.JPanel;
import org.jfree.chart.ChartFactory;
import org.jfree.chart.ChartPanel;
import org.jfree.chart.JFreeChart;
import org.jfree.chart.plot.PiePlot;
import org.jfree.chart.plot.Plot;
import org.jfree.data.general.DefaultPieDataset;

public class Charts extends JPanel
{
    public Charts() 
    {
        super();
        DefaultPieDataset union = new DefaultPieDataset();
        union.setValue("Pierre",20.0);
        union.setValue("Marie",20.0);
        union.setValue("Jean",20.0);
        union.setValue("Hime",20.0);
        union.setValue("Sarah",20.0);
        JFreeChart repart = 
            ChartFactory.createPieChart3D("Répartition par personne",
            union,true, true, false);
        ChartPanel crepart = new ChartPanel(repart);
        Plot plot = repart.getPlot();
        ((PiePlot)plot).setSectionPaint("Pierre", new Color(255,0,0));
        ((PiePlot)plot).setSectionPaint("Marie", new Color(255,255,0));
        ((PiePlot)plot).setSectionPaint("Jean", new Color(255,0,255));
        ((PiePlot)plot).setSectionPaint("Hime", new Color(0,0,255));
        ((PiePlot)plot).setSectionPaint("Sarah", new Color(0,255,255));
        
        this.add(crepart);
    }
}

Plus d’Information

GROUP BY qui respecte l’ordre numérique Avec MySQL

Triez un champ avec un tri numérique et non sur les codes des caractères en MySQL. Il est parfois utile de trier une liste d’enregistrement grâce à un champ. Si ce champ contient des chiffres mais qu’il est défini comme un varchar. La fonction ORDER BY fera un mauvais tri. Cas classique et idéal: Type: Integer(11) Data:

+———-+
| Nombres |
+———-+
| 10 |
| 500 |
| 1 |
| 3000 |
| 20 |
| 50 |
| 30 |
| 1000 |
+———-+

Requête nomale.
Requête: SELECT numbers from table order by numbers
Nous obtenons ce résultat:

+———-+
| Nombres |
+———-+
| 1 |
| 10 |
| 20 |
| 30 |
| 50 |
| 500 |
| 1000 |
| 3000 |
+———-+

Le tri est fait de façon correcte. Si nous changeons le type de la donnée en texte, et que nous trions à nouveau.
Requête: SELECT left(numbers, 11) as numbersSTR from table order by numbersSTR
Nous obtenons ce résultat:

+————+
| NombresSTR |
+————+
| 1 |
| 10 |
| 1000 |
| 20 |
| 30 |
| 3000 |
| 50 |
| 500 |
+————+

Ce résultat ne suit pas l’ordre mathématique des nombres. Dans le même ordre d’idée, si vous avez des nombres stockés dans une champ text ou varchar, et que vous souhaitez les trier dans l’ordre croissant. Ce résultat sera surement mauvais.
Requête: select number from (table) order by number;

+——–+
| Nombre |
+——–+
| 1 |
| 10 |
| 2 |
| 3 |
| 4 |
| 5 |
| 6 |
| 7 |
| 8 |
| 9 |
+——–+

Pour palier ce problème, vous pouvez utiliser cette astuce.
Requête: select number from (table) order by (number+0);

+——–+
| Nombre |
+——–+
| 1 |
| 2 |
| 3 |
| 4 |
| 5 |
| 6 |
| 7 |
| 8 |
| 9 |
| 10 |
+——–+

Le résultat est celui attendu. (champ + 0 ) convertit le texte/le caractère en nombre. Ainsi le tri est fait correctement.

Qt4 et le design pattern Command

Bonjour,  ce petit tutorial va tenter de vous expliquer comment réaliser une opération longue tout en restant réactif dans une application Qt4.
Il existe plusieurs moyens mais je ne vais en décrire qu’un seul qui à mon sens est le plus propre. Comme cas pratique, j’ai choisi d’implémenter le Design patterns “Command”.
La première étape utilise des thread.

Communication entre un thread et une application Qt

Pas de solution miracle, pour faire “deux choses à la fois” dans une application, il faut passer par du multi-threading. Nous allons créer une classe thread qui hérite de QThread. Cette classe sera le support du traitement long à effectuer. Voyez ça comme une sorte encapsulation.

//.h de la classe

#ifndef THREAD_H
#define THREAD_H
#include <QThread>
#include "command.h"
class Thread : public QThread
{
    Q_ObJECT
        COMMAND* mycommand;
        bool undo;
public:

    Thread(COMMAND* mycommand,bool undo);

    protected:
        void run();
};

#endif // THREAD_H

Comme vous le voyez, c’est très simple. Nous héritons de QThread, nous avons deux membres dans cette classe: un pointeur vers une instance de la classe COMMAND (utile pour l’implémentation du patterns du même nom) et un booléen qui nous permet de déterminer le sens de l’action “annuler” (undo) ou “normal” (undo == false). bien entendu, il est possible d’avoir autant de paramètre que vous le souhaitez. Il ne faut pas oublié de redéfinir la fonction run().

// l’implémentation

#include "thread.h"

Thread::Thread(COMMAND* _mycommand,bool _undo)
        : mycommand(_mycommand),undo(_undo)
{

}
void Thread::run()
{
    if(undo)
        mycommand->undo();
    else
        mycommand->doCommand();
}

Dans le constructeur, je définis les données membres. La fonction run exécute la commande en fonction du paramètre undo. Il faut savoir que tout le code appelé dans run sera exécuté dans un thread différent.
À ce stade, nous avons une classe Thread qui est prête à recevoir et exécuter une “command”.

Nous allons voir maintenant comment créer un design pattern command.

Implémenter le design pattern command

Ce pattern est très utile pour gèrer l’annulation d’une action ou par exemple refaire la dernière action. Il consiste à créer une classe pour chaque action (du moins toutes les actions que vous voulez pouvoir modifier ou dans notre cas, exécuter dans un thread). Qt fournit des outils pour faire ça. Dans un cadre formateur, je préfère l’implémenter entièrement.
Il faut tout d’abord écrire la classe abstraite qui définit une commande. Cela permettra à notre classe thread de bien intéragir avec la commande.

#ifndef COMMAND_H
#define COMMAND_H
#include <QObject>
class COMMAND : public QObject
{
        Q_ObJECT

public:
    virtual void doCommand()=0;
    virtual void undo()=0;
signals:
        void Maximum(int M);
        void Minimum(int m);
        void valueChanged(int v);
        void done();
};

#endif // COMMAND_H

Il y a deux méthodes abstraites pures: l’une pour faire la commande, l’autre pour l’annuler. J’ai ajouté quelques signaux pour que la commande communique avec le thread principal pour informer l’utilisateur de l’avancée du la tâche en cours. Toutes les futures commandes de notre application doivent être des sous-classes de COMMAND. Vous l’avez deviné, il faut implémenter une commande, maintenant.
Notre commande sera vraiment basique, c’est une commande d’attente (so useless).

//wait.h

#ifndef WAIT_H
#define WAIT_H
#include "command.h"
class WAIT : public COMMAND
{
public:
    WAIT();

    virtual void doCommand();
    virtual void undo();

};

#endif // WAIT_H

Rien de particulier, juste la re-définition des fontions virtuelles pures. Voici leurs implémentations

#include "wait.h"
WAIT::WAIT()
{

}

void WAIT::doCommand()
{

int step = 10;
        emit Maximum(100);
        int i = 0;
        int k = 0;
        emit Minimum(i);
    for(int j = 0 ; j< 1000 ; j++)
    {
        sleep(0.5); //fake statement
        if(i>=step)
        {
                emit valueChanged(++k);
                i = 0;
         }
        i++;

    }
    emit valueChanged(++k);
    emit done();
}

void WAIT::undo()
{

}

Dans notre “doCommand”, nous calculons le pas de la notification de l’application principale. Ici, j’ai arbitrairement choisi 10 mais dans un contexte utile, le pas est égal à la taille de vos données à traiter divisé par le nombre de notification que vous voulez.
Nous émettons la valeur maximale. Initialisation des variables temporaires (i et k). On émet i (0). Nous faisons une bouble sur chaque élément à traiter, on fait le traitement et on calcule un peu pour savoir s’il faut ou pas prévenir l’application principale.
Il est bon de ne pas prévenir à chaque fois, car si vous travaillez sur plusieurs milliers ou millions de données le traitement des signaux ralentira un peu votre application. Comme exemple, imaginez que vous travaillez sur chaque pixel d’une grosse photo.

Il ne reste plus qu’a écrire la fenêtre principale qui affichera à l’utisateur l’avancée de notre traitement.

QProgressBar et QThread.

#ifndef MAINWINDOW_H
#define MAINWINDOW_H

#include <QtGui/QMainWindow>
#include <QProgressBar>
#include <QDockWidget>
#include "thread.h"
namespace Ui
{
    class MainWindow;
}

class MainWindow : public QMainWindow
{
    Q_OBJECT

public:
    MainWindow(QWidget *parent = 0);
    ~MainWindow();

private:
    Ui::MainWindow *ui;
    QProgressBar *workinprogress;
    QDockWidget *Progressdock;
    Thread* myThread;
};

#endif // MAINWINDOW_H

Rien d’original, une mainwindow avec juste trois membres. Une QProgressBar qui affichera la progression.
Un DockWidget pour afficher la progesse bar, je ne l’ai pas implémenté dans cet exemple mais il peut être amusant d’afficher le dock quand une opération est en cours et la cacher quand c’est fini. Le dernier membre est une instance de notre classe Thread.

#include "mainwindow.h"
#include "ui_mainwindow.h"
#include "wait.h"



MainWindow::MainWindow(QWidget *parent)
    : QMainWindow(parent), ui(new Ui::MainWindow)
{
    ui->setupUi(this);
    workinprogress = new QProgressBar;
    Progressdock = new QDockWidget(tr("progress panel"));
    workinprogress->setValue(0);
    Progressdock->setWidget(workinprogress);
    Progressdock->setAllowedAreas(Qt::BottomDockWidgetArea);
    addDockWidget(Qt::BottomDockWidgetArea,Progressdock);
    WAIT* mywait = new WAIT();

    myThread = new Thread(mywait,false);
    connect(mywait,SIGNAL(Maximum(int)),workinprogress,SLOT(setMaximum(int)));
    connect(mywait,SIGNAL(Minimum(int)),workinprogress,SLOT(setMinimum(int)));
    connect(mywait,SIGNAL(valueChanged(int)),workinprogress,SLOT(setValue(int)));

    connect(ui->pushButton,SIGNAL(clicked()),myThread,SLOT(start()));

}

MainWindow::~MainWindow()
{
    delete ui;
}

Nous initialisons la QProgressbar et le QDockwidget. En suite, je paramètre un peu nos deux instances. Je crée alors une instance de WAIT et j’initialise le thread avec en paramètre l’adresse de notre commande.
Je connecte maintenant les signaux de la commande au slot de la QProgressBar.
Finalement, je connecte le clique sur “pushButton” sur le démarrage du Thread.
Ainsi, à chaque clique, il demarrera la commande wait.

Aller plus loin

Il serait préférable de créer une instance de WAIT à chaque clique et de l’ajouter dans une pile (dans la mainwindow). Cela est nécessaire pour finir le design pattern command. En haut de la pile, se trouve la dernière commande, si elle est annulée alors il faut la dépiler et exécuter undo().

Je proposerai en téléchargement ce petit exemple, d’ici quelques jours. En attendant, une petite capture d’écran. Capture d'écran Design Pattern Command, QThread et Qt.

Utiliser TagLib dans vos applications

Introduction

TagLib est une bibliothèque open-source écrite en C++ qui permet la lecture, l’écriture et la manipulation de Tags (étiquettes) de fichiers sons (Mp3, FLAC, MPC, Speex, WavPack and TrueAudio).
Ce tutorial doit vous donner les bases pour utiliser TagLib dans vos applications.

Installer TagLib

La première étape pour utiliser TagLib est bien sûr de l’installer sur son systême. Pour de nombreuses distributions GNU/Linux, TagLib existe dans le gestionnaire de paquets. Il est très important d’installer la bibliothèque ainsi que ses en-têtes (souvent un paquet avec un suffixe -dev ou -devel).

Sous Ubuntu 8.04:

sudo apt-get install libtag1c2a libtag1-dev

Bien sûr, vous pouvez compiler vous-même la bibliothèque. En téléchargeant le code source sur le site:

TagLib 1.5Pour les utilisateurs de Windows, il existe deux possibilités:

Télécharger et compiler les sources

ici

Une version binaire de la bibliothèque est disponible

ici

.

Compiler avec TagLib

Pour des environnements linux, il suffit d’installer la bibliothèque et à l’édition des liens, ajouter

-ltag

à la ligne de compilation. Attention: il est obligatoire d’ajouter le chemin des includes dans le includepath.

#include <taglib/tag.h>

seul ne marchera pas.

Exemple d’un petit makefile:


all:main

main: main.o MP3_File.o
        g++ -Wall -g -o main main.o MP3_File.o -ltag

main.o: main.cpp
        g++ -Wall -g -c main.cpp

MP3_File.o:MP3_File.cpp MP3_File.h
        g++ -Wall -g -c MP3_File.cpp

Lire des tags

Dans ce chapitre, nous allons voir comment TagLib doit être utilisé pour lire des tags. La bibliothèque est entièrement contrôlée par la classe

TagLib::FileRef

(Design pattern: Façade). L’initialisation commence par la création d’une instance

TagLib::FileRef

. Il faut ensuite la lier directement avec un fichier audio.


#include <tagli/tag.h>
#include <taglib/audioproperties.h>


 myTaggger = new TagLib::FileRef(filename);//filename est un char* contenant l'adresse du fichier
TagLib::String artist = myTaggger->tag()->artist ();

Comme vous le voyez, depuis l’objet FileRef, on appelle tag(). Pour ensuite appeler la fonction de la donnée désirée. Ici le nom de l’interprète de la chanson. Pour plus d’information voir

TagLib API documentation

).

Le format de chaîne de caractères renvoyé par TagLib est un format “à leur sauce” (TagLib::String) pour la conversion vers des formats de chaînes plus courrant voir FAQ.

Écrire des tags

L’écriture de tag avec TagLib est l’exacte réciproque de la lecture. En effet, la bibliothèque fournit des fonctions prennant en paramètre une chaîne de caractères.


#include <taglib/tag.h>
#include <taglib/audioproperties.h>


myTaggger = new TagLib::FileRef("chemin_du_mp3.mp3");

myTaggger->tag()->setTitle(TagLib::String("9ème Symphonie"),TagLib::String::UTF8);

myTaggger->save();

Il y a principalement 3 étapes :

  • créer une instance de TagLib::FileRef liée à un fichier.
  • Modifier les tags souhaités.
  • Sauvegarder les changements

Accès aux propriétés audio

Certaines informations comme le “bitrate” et la durée du fichier son ne sont pas contenu dans des tags. Il caractérise plus le flux audio que la chanson. Les auteurs de TagLib appellent ce genre de données des propriétés audio. Un petit exemple pour récupérer le bitrate.


#include <taglib/tag.h>
#include <taglib/audioproperties.h>


myTaggger = new TagLib::FileRef("chemin_du_mp3.mp3");
myTaggger->audioProperties()->bitrate();

Il est également possible de récuperer la longueur en milliseconde par l’appel à “audioProperties()->length()”

Conclusion

Ce tutorial vous a montré comment utiliser la bibliothèque

TagLib

. Ce tutorial ne couvre bien sûr pas toutes les fonctionnées que peut fournir cette bibliothèque. En ce qui conserne les exemples de ce tutorial, c’est à vous de créer l’architecture de votre application et d’intégrer les exemples au bon endroit.(renseignez vous sur le design pattern : adapter)

Personnellement, je l’utilise pour lire et modifier les tags de tous les formats excepté les mp3 car je trouve id3lib plus complète pour le mp3.

Utiliser Id3lib dans vos applications

Installer id3lib

La première étape pour utiliser id3lib est bien sûr de l’installer sur son systême. Pour de nombreuses distributions GNU/Linux, Il existe dans le gestionnaire de paquets, un paquet d’id3lib. Il est très important d’installer la bibliothèque ainsi que ses en-têtes (souvent un paquet avec un suffixe -dev ou -devel).

Sous Ubuntu 8.04:

sudo apt-get install libid3-3.8.3c2a libid3-3.8.3-dev

Sous fedora 9:

yum install id3lib-3.8.3-20.fc9 id3lib-devel-3.8.3-20.fc9

Bien sûr, vous pouvez compiler vous-même la bibliothèque. En téléchargeant le code source sur le site:

DownloadPour les utilisateurs de Windows, il existe deux possibilités:

Si vous utilisez Visual Studio, alors télécharger

ici

la version binaire de la bibliothèque. Ajoutez la, dans la liste des dépendences de votre projet et tout ira bien.

Si vous utilisez le compilateur libre mingw. Je vous conseille alors d’utiliser cette version de la bibliothèque. Sinon, il ne vous restera qu’à la compiler.

Compiler avec id3lib

Pour des environnements linux, il suffit d’installer la bibliothèque et d’ajouter

-lid3

à la ligne d’édition des liens.

Exemple d’un petit makefile:


all:main

main: main.o MP3_File.o
        g++ -Wall -g -o main main.o MP3_File.o -lid3

main.o: main.cpp
        g++ -Wall -g -c main.cpp

MP3_File.o:MP3_File.cpp MP3_File.h
        g++ -Wall -g -c MP3_File.cpp

Pour windows, le principe est le même.
Si vous utilisez visual studio. Modifier les paramètres de votre projet. Si vous utilisez mingw (gcc). Il sera surêment nécessaire de donner en paramètre l’emplacement de la bibliothèque et de ses en-têtes:"-I"lib\include".

Lire des tags

Dans ce chapitre, nous allons voir comment Id3lib doit être utilisé pour la lecture de tags. La bibliothèque est entièrement contrôlée par la classe

ID3_Tag

(Design pattern: Façade) L’initialisation commence par la création d’une instance

ID3_Tag

puis il faut la lier à un fichier mp3.


#include <id3/tag.h>

ID3_Tag mytag;
mytag.Link("chemin_du_mp3.mp3",ID3TT_ALL);
ID3_Frame* myFrame = NULL;
myFrame= myTag.Find(ID3FID_TITLE);
if(myFrame!=0)
{
	char* title = new char[1024];
	myframe->Field(ID3FN_TEXT).Get(title,1024);
	cout << title << endl;
}

Ensuite, nous déclarons un pointeur sur une

ID3_Frame

initialisé à NULL. Nous demandons le titre de mp3 par l’appel de la fonction Find(ID3_FrameID). Cette fonction prend en paramètre une valeur d’une énumération (pour connaitre toutes les valeurs de l’énumeration: voir

Id3lib API documentation

).

Si la frame n’est pas vide alors nous créons un tableau de caractères. Et nous demandons à la frame de remplir ce tableau avec le champs ID3FN_TEXT. Un tag correspond à une frame et une frame stocke l’information sous plusieurs formes. Ainsi il est évident que le titre est une donnée textuelle. Alors que le genre de musique est une valeur entière.

Écrire des tags

Il existe deux méthodes pour ajouter/modifier des tags. La première est l’inverse de la lecture. Elle nécessite la création et l’initialisation d’une

ID3_FRAME

puis l’ajout de cette frame à une instance de

ID3_Tag

. Cette méthode est longue et compliquée. C’est pourquoi, Id3lib fournit des méthodes plus simple d’utilisation


#include <id3/tag.h>
#include <id3/misc_support.h>


ID3_Tag mytag;
mytag.Link("chemin_du_mp3.mp3",ID3TT_ALL);
char* nouveautitre = new char[100];
sprintf(nouveautitre,"9eme symphonie");
ID3_AddTitle (&mytag, nouveautitre, true);
mytag->Update();

Comme toujours, vous devez créer et initialiser une instance de

ID3_Tag

. Puis, faite appel à la fonction ID3_AddTitle(). Cette fonction prend 3 paramètres: un pointeur sur un

ID3_Tag

pour identifier quel fichier doit être modifié, un tableau de caractères contenant la nouvelle valeur et un booléen, true pour écraser si le tag existe déja et false pour ne rien faire si le tag existe déja.

Accès aux headers

Certaines informations comme le “bitrate” et la durée du mp3 ne sont pas contenu dans des frames. Il existe bien une frame “Time” mais elle est rarement remplie. Ainsi, il vaut mieux utiliser les informations calculées dans les headers. Elles sont plus justes. Voici la liste des 4 champs principaux d’une instance Mp3_Headerinfo:


bitrate = m_mp3header->bitrate;
bitrate_si_variable = m_mp3header->vbr_bitrate;
frequence = m_mp3header->frequency;
durée   = m_mp3header->time;

Un petit exemple pour récupérer le bitrate.


#include <id3/tag.h>
ID3_Tag* mytag = new ID3_Tag;
mytag->Link("chemin_du_mp3.mp3",ID3TT_ALL);
Mp3_Headerinfo* header = mytag->GetMp3HeaderInfo();

if((header != NULL)&&(header->bitrate>0))
fields->Bitrate = header->bitrate;
else if(header != NULL)
fields->Bitrate = header->vbr_bitrate;

Il existe d’autres champs. Voici un exemple de transformation de ces champs en données lisible pour l’homme.


szMpegLayer = new char[10];
//MPEG layer
switch(m_mp3header->layer)
{
case MPEGLAYER_UNDEFINED: sprintf(szMpegLayer, "UNDEFINED"); break;
case MPEGLAYER_III:       sprintf(szMpegLayer, "Layer III"); break;
case MPEGLAYER_II:        sprintf(szMpegLayer, "Layer II");  break;
case MPEGLAYER_I:         sprintf(szMpegLayer, "Layer I");   break;
default:                  szMpegLayer = 0;
}

// MPEG Version 
szMpegVersion = new char[10];
switch(m_mp3header->version)
{
case MPEGVERSION_2_5: sprintf(szMpegVersion, "MPEG 2.5"); break;
case MPEGVERSION_2:   sprintf(szMpegVersion, "MPEG 2");   break;
case MPEGVERSION_1:   sprintf(szMpegVersion, "MPEG 1");   break;
default:              szMpegVersion = 0;
}

// Channel Mode
szChannelMode = new char[15];
switch(m_mp3header->channelmode)
{
case MP3CHANNELMODE_STEREO:         sprintf(szChannelMode, "Stereo");         break;
case MP3CHANNELMODE_JOINT_STEREO:   sprintf(szChannelMode, "Joint Stereo");   break;
case MP3CHANNELMODE_DUAL_CHANNEL:   sprintf(szChannelMode, "Dual Channel");   break;
case MP3CHANNELMODE_SINGLE_CHANNEL: sprintf(szChannelMode, "Single Channel"); break;
default:                            szChannelMode = 0;
}

Conclusion

Ce tutorial vous a montré comment utiliser la bibliothèque

id3lib

. Ce tutorial ne couvre bien sûr pas toutes les fonctionnées que peut fournir cette bibliothèque. N’hesiter pas à consulter le code source (et surtout les fichiers .h) d’id3lib pour l’utiliser au mieux.

La documention d’id3lib est dépassée mais elle peut vous être utile, notament les différents manuels.

En ce qui conserne les exemples de ce tutorial, c’est t’a vous de créer l’architecture de votre application et d’intégrer les exemples au bon endroit.

(renseignez vous sur le design pattern : adapter)